Aujourd'hui j'ai pris une grave décision après avoir analysé les résultats du dernier sondage.
La question était de savoir contre qui j'aurais le plus de chance à la bagarre: Rihanna, Suri Cruise ou David Beckham.
Apparemment personne ne me croit capable d'éclater David Beckham. Je suis le seul à avoir voté pour lui et encore j'espérais ne pas avoir à le prouver.
Après quelques jours de domination incontestée Suri Cruise a finalement été rejointe par Rihanna.
Je serais donc capable de casser la gueule et de Rihanna et de Suri Cruise, voire même les deux en même temps.
Le problème c'est que Rihanna s'est déjà fait casser la gueule par son mec y a quelques jours alors ça serait pas très juste de lui en remettre une couche.
J'ai donc décidé de truquer les résultat et de déclarer que la personne que je pourrais battre à la bagarre est Suri Cruise.
Suri, fais gaffe à tes fesses.
It-Tnejn, 23 ta’ Frar 2009
Aujourd'hui j'ai gâché ma pause déjeuner
Aujourd'hui j'ai gâché ma pause déjeuner.
Je prends mon déjeuner à la maison presque tous les jours ce qui me permet de non seulement passer une heure ou deux loin du travail mais aussi et surtout d'économiser pas mal d'argent (j'en étais arrivé à manger des sushis trois à quatre fois par semaine. A 6/7 euros en moyenne, ça fait une demie paire de chaussures par semaine d'économisée).
Aujourd'hui j'ai sérieusement envisagé de revenir aux sushis au risque de rogner mon capital chaussures.
13:00, salle à manger. Tout se passait normalement quand entre les carottes râpées et l'omelette The Gilmore Girls a commencé.
13:01, salle à manger. Arrivé au refrain du générique j'ai commencé à chanter. Enfin, "chanter" n'est pas exactement le mot, "hurler en tapant dans mes mains comme un scout de huit ans surexcité assis à côté du feu pendant que Père Côme-Fiacre joue vent frais, vent du matin à l'harmonica" serait plus exact.
13:02, salle à manger. Je viens de m'entendre. J'ai peur et je me dis qu'il est temps d'arrêter de regarder The Gilmore Girls pendant ma pause déjeuner.
Je me suis donc repris et après le deuxième épisode j'ai fait une liste de ce que je pourrais faire au lieu de danser sur le générique de séries pour adolescentes
1. reprendre contact avec mon correspondant italien de quatrième. Il était physiquement désavantagé et n'avait jamais grand chose à dire mais il savait conduire les tracteurs et sa mère m'avait fait découvrir les plaisirs des tortellini dans la soupe avec du parmesan.
2. m'acheter une chèvre, l'appeler Céline, la traire pendant ma pause déjeuner et commencer à produire mon propre fromage de chèvre.
3. rédiger de la biographie de Raymond Arthur Lyttleton.
4. apprendre à jouer au Tuknanavuhpi
5. me lancer dans un business de dressage de faucons à domicile.
Toi aussi tu t'inquiètes pour ma santé mentale, ton opinion m'intéresse.
Fais-toi entendre et réponds au sondage à gauche de ton écran.
Adorateur de Hello Kitty s'abstenir.
Je prends mon déjeuner à la maison presque tous les jours ce qui me permet de non seulement passer une heure ou deux loin du travail mais aussi et surtout d'économiser pas mal d'argent (j'en étais arrivé à manger des sushis trois à quatre fois par semaine. A 6/7 euros en moyenne, ça fait une demie paire de chaussures par semaine d'économisée).
Aujourd'hui j'ai sérieusement envisagé de revenir aux sushis au risque de rogner mon capital chaussures.
13:00, salle à manger. Tout se passait normalement quand entre les carottes râpées et l'omelette The Gilmore Girls a commencé.
13:01, salle à manger. Arrivé au refrain du générique j'ai commencé à chanter. Enfin, "chanter" n'est pas exactement le mot, "hurler en tapant dans mes mains comme un scout de huit ans surexcité assis à côté du feu pendant que Père Côme-Fiacre joue vent frais, vent du matin à l'harmonica" serait plus exact.
13:02, salle à manger. Je viens de m'entendre. J'ai peur et je me dis qu'il est temps d'arrêter de regarder The Gilmore Girls pendant ma pause déjeuner.
Je me suis donc repris et après le deuxième épisode j'ai fait une liste de ce que je pourrais faire au lieu de danser sur le générique de séries pour adolescentes
1. reprendre contact avec mon correspondant italien de quatrième. Il était physiquement désavantagé et n'avait jamais grand chose à dire mais il savait conduire les tracteurs et sa mère m'avait fait découvrir les plaisirs des tortellini dans la soupe avec du parmesan.
2. m'acheter une chèvre, l'appeler Céline, la traire pendant ma pause déjeuner et commencer à produire mon propre fromage de chèvre.
3. rédiger de la biographie de Raymond Arthur Lyttleton.
4. apprendre à jouer au Tuknanavuhpi
5. me lancer dans un business de dressage de faucons à domicile.
Toi aussi tu t'inquiètes pour ma santé mentale, ton opinion m'intéresse.
Fais-toi entendre et réponds au sondage à gauche de ton écran.
Adorateur de Hello Kitty s'abstenir.
Pondu et tapoté par
Matthieu
| Et sinon... |
It-Tnejn, 16 ta’ Frar 2009
Aujourd'hui j'ai ressenti un manque
Aujourd'hui j'ai ressenti un manque.
Ce matin, comme tous les vendredis, je dois me lever à 7 heures.
Comme tous les vendredis mon réveil sonne à 6h50 et comme tous les vendredis je sors de mon lit à 7h45 et je suis en retard.
Pas comme tous les vendredis, la première chose que je fais c'est de poser mon pied sur l'étiquette de la chemise que je me suis achetée hier, l'étiquette me rentre dans la plante du pied gauche , le fait saigner et me fait hurler le mot en "p" mais en anglais et donc en "f" (avant 9h du matin, la partie vulgaire de mon cerveau ne fonctionne qu'en anglais). Une étiquette plantée dans le pied avant même d'avoir pu nettoyer mes crottes de yeux, sans doute une manière un peu sadique pour mon karma de me dire que je fais trop de shopping.
Pas comme tous le vendredis, après avoir envisagé de ne pas prendre de douche et avoir décidé qu'être en retard ne justifiait en aucun cas de sentir le reblochon, je me mets de la crème tout en prenant bien soin de me griffer la joue jusqu'au sang avec un ongle mal coupé.
Un pied en sang, une nouvelle cicatrice de pirate et un éventuel tétanos avant 8 heures du matin, une bonne journée qui commence.
La seule chose qui me console c'est de me dire que je vais pouvoir m'acheter mon regular low fat chai latte du vendredi. Je ne bois pas vraiment de boisson chaude le matin et surtout pas celles qui obligent à prononcer plus d'un mot comme "grand capuccino vanille au lait de soja" ou "super choco vanille cookie café au lait soupoudré de noix de coco".
Oui, mais je suis devenu accro au regular low fat chai latte du vendredi (5 mots donc). Comme ça, sans crier gare, comme une pathétique actrice de sitcom australien.
Je me lève le matin, et les 20 minutes de préparation ne sont qu'une longue et douloureuse agonie en attente de ma dose hebdomadaire. J'arrive dans la gare de bus. Le son de l'album de Linkin Park que le serveur gothico-hard rock-mèches vertes du petit café passe en boucle me parvient aux oreilles et je sais que je ne pourrai résister: les yeux injectés de sang, les membres tremblants, la bave aux lèvres, je me dirige vers mon meilleur ami rebel pour commander mon délice poudro-lacté ( et généralement un gros croissant aussi).
C'était sans compter sur Brice, comme on l'appellera, qui ce matin avait décidé de ne pas ouvrir son stand à l'heure. Il avait encore dû passer la soirée à chatter sur Internet avec un de ses potes rencontrés sur un groupe facebook du genre J'aime inviter mes potes à la maison et boire de l'hydromele en recréant les meilleures scènes de Harry Potter.
Frustré comme jamais, en critique état de manque, je cours de l'autre côté de la rue, manque de me faire écraser par un chauffeur de taxi obèse, entre dans le faux Starbucks et commande mon regular low fat chai latte du vendredi (et un scone (1 mot) pour remplacer le croissant). La serveuse à la coiffure incertaine, ne comprenant visiblement pas l'urgence de la situation, prend tout son temps pour me servir. Quand elle me tend enfin la tasse en carton, je cours pour attraper le bus, m'assieds à ma place du vendredi- juste derrière les jumelles quarantenaires intellectuellement challengées qui descendent à Rochestown après avoir raconté leur vie au chauffeur. J'enlève mon manteau, mon écharpe et mon bonnet -pour pas attraper la mort en descendant; c'est que les matinées sont encore fraîches ma bonne dame- et prend la première gorgée de ce qui aurait dû être le sommet de ma matinée si seulement la serveuse du faux starbucks à la coiffure incertaine n'avait pas oublié le chai dans le regular low fat chai latte.
Me voilà donc avec mon regular low fat latte c'est à dire juste du lait chaud.
Je hais le lait chaud mais comme mon karma ne m'avait visiblement pas assez humilié, mon scone était mou et rassi à la fois.
Un pied bo, une joue défigurée, un verre de lait chaud et un scone pourri et surtout encore 5 euros bien dépensés.
Toi aussi tu bois du lait prétentieux le matin?
Contacte moi au 36 15 mon lait sent le diamant.
Rockers s'abstenir.
Ce matin, comme tous les vendredis, je dois me lever à 7 heures.
Comme tous les vendredis mon réveil sonne à 6h50 et comme tous les vendredis je sors de mon lit à 7h45 et je suis en retard.
Pas comme tous les vendredis, la première chose que je fais c'est de poser mon pied sur l'étiquette de la chemise que je me suis achetée hier, l'étiquette me rentre dans la plante du pied gauche , le fait saigner et me fait hurler le mot en "p" mais en anglais et donc en "f" (avant 9h du matin, la partie vulgaire de mon cerveau ne fonctionne qu'en anglais). Une étiquette plantée dans le pied avant même d'avoir pu nettoyer mes crottes de yeux, sans doute une manière un peu sadique pour mon karma de me dire que je fais trop de shopping.
Pas comme tous le vendredis, après avoir envisagé de ne pas prendre de douche et avoir décidé qu'être en retard ne justifiait en aucun cas de sentir le reblochon, je me mets de la crème tout en prenant bien soin de me griffer la joue jusqu'au sang avec un ongle mal coupé.
Un pied en sang, une nouvelle cicatrice de pirate et un éventuel tétanos avant 8 heures du matin, une bonne journée qui commence.
La seule chose qui me console c'est de me dire que je vais pouvoir m'acheter mon regular low fat chai latte du vendredi. Je ne bois pas vraiment de boisson chaude le matin et surtout pas celles qui obligent à prononcer plus d'un mot comme "grand capuccino vanille au lait de soja" ou "super choco vanille cookie café au lait soupoudré de noix de coco".
Oui, mais je suis devenu accro au regular low fat chai latte du vendredi (5 mots donc). Comme ça, sans crier gare, comme une pathétique actrice de sitcom australien.
Je me lève le matin, et les 20 minutes de préparation ne sont qu'une longue et douloureuse agonie en attente de ma dose hebdomadaire. J'arrive dans la gare de bus. Le son de l'album de Linkin Park que le serveur gothico-hard rock-mèches vertes du petit café passe en boucle me parvient aux oreilles et je sais que je ne pourrai résister: les yeux injectés de sang, les membres tremblants, la bave aux lèvres, je me dirige vers mon meilleur ami rebel pour commander mon délice poudro-lacté ( et généralement un gros croissant aussi).
C'était sans compter sur Brice, comme on l'appellera, qui ce matin avait décidé de ne pas ouvrir son stand à l'heure. Il avait encore dû passer la soirée à chatter sur Internet avec un de ses potes rencontrés sur un groupe facebook du genre J'aime inviter mes potes à la maison et boire de l'hydromele en recréant les meilleures scènes de Harry Potter.
Frustré comme jamais, en critique état de manque, je cours de l'autre côté de la rue, manque de me faire écraser par un chauffeur de taxi obèse, entre dans le faux Starbucks et commande mon regular low fat chai latte du vendredi (et un scone (1 mot) pour remplacer le croissant). La serveuse à la coiffure incertaine, ne comprenant visiblement pas l'urgence de la situation, prend tout son temps pour me servir. Quand elle me tend enfin la tasse en carton, je cours pour attraper le bus, m'assieds à ma place du vendredi- juste derrière les jumelles quarantenaires intellectuellement challengées qui descendent à Rochestown après avoir raconté leur vie au chauffeur. J'enlève mon manteau, mon écharpe et mon bonnet -pour pas attraper la mort en descendant; c'est que les matinées sont encore fraîches ma bonne dame- et prend la première gorgée de ce qui aurait dû être le sommet de ma matinée si seulement la serveuse du faux starbucks à la coiffure incertaine n'avait pas oublié le chai dans le regular low fat chai latte.
Me voilà donc avec mon regular low fat latte c'est à dire juste du lait chaud.
Je hais le lait chaud mais comme mon karma ne m'avait visiblement pas assez humilié, mon scone était mou et rassi à la fois.
Un pied bo, une joue défigurée, un verre de lait chaud et un scone pourri et surtout encore 5 euros bien dépensés.
Toi aussi tu bois du lait prétentieux le matin?
Contacte moi au 36 15 mon lait sent le diamant.
Rockers s'abstenir.
Pondu et tapoté par
Matthieu
| Et sinon... |
Il-Ħadd, 25 ta’ Jannar 2009
Aujourd'hui j'ai pensé à Jésus
Aujourd'hui j'ai pensé à Jésus et c'est assez rare pour le noter.
Je pense rarement à Jésus et il ne doit pas souvent penser à moi. Je ne suis même pas inscrit sur ses listes de toute mamie.
Si j'ai pensé à Jésus c'est que je viens de finir "Le bestial serviteur du pasteur Huuskonen", l'Arto Paasilinna que je n'avait pas encore lu, et que dans ce livre il écrit : "si Jésus avait été finlandais, marcher sur les eaux n'aurait pas été un bien grand miracle, en tout cas en hiver. Ce n'était pas une question de foi mais d'épaisseur de la glace."
Alors j'ai réfléchi et je me suis dit que si Jésus avait été irlandais, il ne se serait pas pris le brocoli à marcher sur l'eau ou à couper la mer en deux. Il aurait pris le ferry comme tout le monde parce que c'est plus pratique et que c'est quand même moins dangereux.
Si Jésus avait été irlandais, point d'eau changée en vin. Jésus, pragmatique aurait changé l'eau en bière. Elle est brassée à deux pas et plus besoin de jolis verres à pied que l'oncle Robert bien vinaigré finirait par casser en montant sur la table pour chanter "les lacs du connemara". (l'oncle Robert est français!)
Si Jésus avait été irlandais, il ne se serait pas contenté des 153 poissons dans ses filets. Il aurait claqué des doigts et fait frire les poissons pour les servir aux disciples avec des frites ,du sel et du vinaigre après être rentré de te-boî.
Si Jésus avait été irlandais, il n'aurait même pas essayé de calmer la tempête. Il aurait regardé les vagues et aurait dit "errr, au moins il ne fait pas froid" ( à noter que si une vague de froid touchait l'Irlande, Jésus, comme tout irlandais qui se respecte aurait commenté d'un 'errr, au moins il ne pleut pas")
Si Jésus avait été irlandais, il n'aurait sans doute pas guéri l'aveugle de Bethsaida mais il aurait sûrement été chez Specsavers parce qu'en ce moment c'est deux paires de lunettes pour le prix d'une.
Si toi aussi tu penses à Jésus de manière bizarre, n'hésite pas à m'écrire à
jésusaimelabière@gmail.ie
Je pense rarement à Jésus et il ne doit pas souvent penser à moi. Je ne suis même pas inscrit sur ses listes de toute mamie.
Si j'ai pensé à Jésus c'est que je viens de finir "Le bestial serviteur du pasteur Huuskonen", l'Arto Paasilinna que je n'avait pas encore lu, et que dans ce livre il écrit : "si Jésus avait été finlandais, marcher sur les eaux n'aurait pas été un bien grand miracle, en tout cas en hiver. Ce n'était pas une question de foi mais d'épaisseur de la glace."
Alors j'ai réfléchi et je me suis dit que si Jésus avait été irlandais, il ne se serait pas pris le brocoli à marcher sur l'eau ou à couper la mer en deux. Il aurait pris le ferry comme tout le monde parce que c'est plus pratique et que c'est quand même moins dangereux.
Si Jésus avait été irlandais, point d'eau changée en vin. Jésus, pragmatique aurait changé l'eau en bière. Elle est brassée à deux pas et plus besoin de jolis verres à pied que l'oncle Robert bien vinaigré finirait par casser en montant sur la table pour chanter "les lacs du connemara". (l'oncle Robert est français!)
Si Jésus avait été irlandais, il ne se serait pas contenté des 153 poissons dans ses filets. Il aurait claqué des doigts et fait frire les poissons pour les servir aux disciples avec des frites ,du sel et du vinaigre après être rentré de te-boî.
Si Jésus avait été irlandais, il n'aurait même pas essayé de calmer la tempête. Il aurait regardé les vagues et aurait dit "errr, au moins il ne fait pas froid" ( à noter que si une vague de froid touchait l'Irlande, Jésus, comme tout irlandais qui se respecte aurait commenté d'un 'errr, au moins il ne pleut pas")
Si Jésus avait été irlandais, il n'aurait sans doute pas guéri l'aveugle de Bethsaida mais il aurait sûrement été chez Specsavers parce qu'en ce moment c'est deux paires de lunettes pour le prix d'une.
Si toi aussi tu penses à Jésus de manière bizarre, n'hésite pas à m'écrire à
jésusaimelabière@gmail.ie
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Matthieu
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